Envisager le futur

Dans le livre « Host, 6 new Roles of Engagement », Mark McKergow et Helen Bradley présentent un ensemble de rôles dans lesquels il est possible pour chacun de se glisser pour bénéficier de perspectives différentes sur les situations auxquelles nous faisons face au quotidien. L’objet de l’un de ces rôles est de construire et proposer une vision désirable de l’avenir, et d’enclencher le mouvement par l’identification et la mise en oeuvre de premiers tout petits pas.

Il existe différentes façons d’envisager le futur. Lorsque j’étais étudiant, j’avais discuté avec un médecin universitaire qui m’avait exposé une théorie personnelle traçant un parallèle entre les défauts visuels physiologiques et la façon d’envisager sa relation aux autres. Il m’avait expliqué alors que les personnes myopes qu’il connaissait avaient tendances à accorder davantage d’importances aux détails des choses proches et peinaient à s’ouvrir à de nouvelles connaissances. Pour lui, les hypermétropes manifestaient les comportements inverses, ayant une meilleure vision d’ensemble et une capacité à se projeter davantage dans des relations distantes.

Cette distinction peut être appliquée à notre façon d’envisager le futur. Certains, au tempérament dit « rêveur », ont plus de facilité à imaginer ce dont l’avenir à long terme sera fait, formant de grands espoirs et de grandes aspirations d’évolution pour l’environnement qu’ils connaissent. D’autres, plus « réalistes », ont un sens plus aigu de ce qu’il faut mettre en oeuvre sur l’instant pour répondre aux besoins immédiats de la situation. D’autres encore savent remplir cet espace entre le futur proche et le futur lointain, et son capable de dérouler mentalement des plans détaillés s’étalant sur plusieurs années, voire générations.

Mais chacune de ces façons d’envisager le futur ne constitue qu’une pièce de la mécanique nécessaire pour devenir maître de son avenir, et les risques de se perdre dans le temps entre le futur « réaliste » et le futur « réveur » sont aussi nombreux que la foule des possibilités et des événements qui peuvent se produire entre ces deux points. Personnellement, je vous déconseillerais de vous engager trop profondément dans cet espace entre deux (ce « pays des fourmis » tel que décrit dans l’ouvrage « Host ») et vous encouragerais plutôt à faire en sorte d’en réduire l’espace entre les frontières.

Le Leader « Host » développe à la fois sa capacité à développer une vision claire de ce que sera l’avenir, et sa capacité à identifier les premières étapes simples à mettre en oeuvre pour commencer à concrétiser cette vision. Sur cette base, il identifie et suit les signes de progrès, et ajuste dynamiquement la direction prise pour garder le cap donné par la vision et continuer à s’approcher de l’objectif fixé.

Et vous quels sont vos approches pour définir vos objectifs, commencer à y travailler et ne pas les perdre de vue ?

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