Tension : Comment les adresser

Les tensions que nous ressentons tous nous encouragent à trouver une solution ou une résolution pour revenir à une situation stable. De quelles options disposons-nous pour faire disparaitre une tension ? Que se passe-t’il lorsque nous décidons de ne pas céder à l’urgence de la recherche d’une solution ? Que pouvons-nous puiser dans une tension non-résolue ?

Dans le précédent article, nous nous sommes penchés sur la difficulté d’exprimer une tension dans un contexte qui peut voir d’un mauvais oeil les mauvaises nouvelles, confondant le messager avec l’origine du problème et faisant disparaitre parfois l’un à la place de l’autre. Ou du moins c’est ainsi que le système est perçu. Nous allons à présent voir quels options se posent à nous lorsque une tension se fait jour.

Faire disparaître la tension

Généralement, une tension nait de l’écart sensible perçu entre la situation actuelle et la situation souhaitée. Résoudre la tension revient donc logiquement à réduire cet écart perçu, jusqu’à le faire disparaitre. Et cela peut s’envisager de plusieurs façons:

  • Changer la situation actuelle pour la faire se rapprocher de la situation souhaitée ;
  • Revoir ses attentes à la baisse et viser une situation plus proche de la situation actuelle ;
  • Un savant mélange entre ses deux stratégies.

D’un côté, si l’on envisage de faire changer la situation actuelle, il est nécessaire d’identifier et évaluer les changements nécessaires et de s’interroger sur leur faisabilité. Les différentes options pour atteindre la situation désirée peuvent nécessiter des ressources et des compétences différentes, et toutes les solutions ne se valant pas toujours, choisir son plan d’action est capital.

D’un autre côté, l’ampleur de la tâche ou des ressources nécessaires pour produire un changement peut être trop importante pour être envisageable dans un avenir proche sur un mode interventionniste. Dans ce cas, le choix se résume à opter pour une transformation longue et patiente au cours de laquelle il faudra réussir à « tenir » la tension, ce qui constituera le sujet d’un prochain article, ou revoir ses exigences à la baisse en renonçant à tout ou partie des objectifs que nous nous étions fixés en envisageant la situation souhaitée.  Ce renoncement peut être difficile mais il peut n’être aussi que temporaire, par exemple dans l’attente d’un contexte plus favorable au changement. Se fixer un niveau d’exigence plus raisonnable peut aussi servir à construire la base du contexte qui nous permettra d’envisager de façon plus saine la prochaine étape de la transformation. Cela nécessite d’accepter de faire des concessions, mais celles-ci peuvent s’avérer payantes si elles permettent d’atteindre à moyen ou long terme les objectifs que nous avions en vue dès le départ. La tension résiduelle est souvent plus facile à tenir que celle d’origine, tant qu’on garde nos objectifs en point de mire.

Et vous, comment vivez-vous vos renoncements ? Qu’êtes-vous réellement prêts à mettre en oeuvre pour faire de votre vision une réalité ?

 

Tension

Il n’est pas rare dans nos différents domaines de vie de percevoir et ressentir des tensions, qu’elles soient l’expression d’un différent entre personnes, ou la perception d’un écart sensible entre ce qui est et ce qui pourrait être. Devant cette situation où nous sentons que les choses ne sont pas aussi biens que ce qu’elles pourraient l’être, nous pouvons réagir de différentes façons.

Là, ça va être tendu…

Le mot « tension » désigne l’état de ce qui est tendu, sur lequel s’exerce simultanément deux tractions dans des directions opposées. Les connotations associées à ce mot sont celles de tiraillement, d’inefficacité, de manque de souplesse, d’inconfort et de rupture prochaine à prévoir.

Parler de « tension » dans un cadre professionnel ou personnel est parfois difficile. Expliciter l’écart qu’il peut exister entre la situation souhaitée et celle qui est réellement en place implique souvent de remettre en perspective ce que les autres ont accomplis ou mis en place et peut déboucher sur des conflits lorsque ce constat nécessite de demander des comptes aux uns et aux autres, mais aussi à soi-même. Derrière un prétexte de préserver des relations « acceptables », conformes au status quo, l’évitement systématique de certains sujets peut aboutir sur des conflits larvés qui trouveront une expression plus insidieuse, une tension non-résolue trouvant toujours le moyen de s’exprimer autrement et avec davantage de dégâts. Une démarche plus saine consiste à accepter de voir la tension pour ce qu’elle est et de crever l’abcès au plus tôt, actant le besoin de faire quelque chose.

Et vous, comment réagissez-vous à une tension ?