Procrastination : éviter l’inévitable

Comme le rythme de publication sur ce blog aura pu vous le laisser deviner, j’ai un soucis de procrastination. Ce n’est pas le fait de trouver des sujets qui pose problème. La liste de mes articles en brouillon s’allonge régulièrement, et j’ai déjà du faire deux sessions de nettoyage ces six derniers mois pour décider quels articles n’allaient finalement pas être écrits. Alors qu’est-ce qu’il se passe ?

Combattre la procrastination
S’encourager pour combattre la procrastination

Finir de commencer, commencer à finir

Si on regarde le nombre d’initiatives dans lesquelles je me suis lancées et engagées, le problème n’est pas de commencer. En fait, il est possible que je commence trop de choses différentes, me satisfaisant d’une approche superficielle pour la plupart d’entre elles. La difficulté est de poursuivre et d’arriver au bout de la démarche et d’y trouver un terme et une résolution satisfaisante. C’est un travers suffisamment courant pour que de nombreuses méthodes de développement et de gestion de projets aient érigé en principe l’expression « Stop starting, start finishing ». Pour exemple, je donnerais cette présentation par Henrik Kniberg.

Procrastiner, voie de la moindre peine

La procrastination est l’expression d’une tendance naturelle à éviter la souffrance. Cela se manifeste par la réticence que nous avons à nous attaquer à un sujet dont nous anticipons la difficulté ou l’effort nécessaire, ou plus subtilement par notre propension à choisir de nous consacrer à d’autres sujets qui requièrent également notre attention, mais nécessitent moins de peine pour être réglés. Si dans sa première manifestation, il est courant d’en arriver à culpabiliser sur notre attitude, dans le second cas cela n’est pas aussi clair et nous pouvons même éprouver une certaine fierté pour notre capacité à déployer des quantités phénoménales d’énergie sur des sujets qui n’ont souvent que peu d’intérêt.

Garder le focus

A chaque interruption que nous nous infligeons pour traiter un sujet plus urgent, nous perdons le niveau de concentration que nous avions pu atteindre jusque là et rajoutons l’effort d’y revenir lorsque nous y reviendrons à l’effort global. La somme de travail (ou de souffrance) que nécessite une tâche sera toujours la même qu’au départ et à moins de pouvoir y échapper définitivement, l’effort qu’elle nécessite est inévitable.

Ma recette anti-procrastination en 2 points

Alors comment faire pour garder le focus et enfin terminer ?

La première chose que je proposerais est de regarder les demandes que nous recevons en considérant honnêtement leur urgence réelle et leur importance. La seconde est d’apprendre à reconnaitre l’impulsion d’arrêter ce que nous faisons pour faire plus urgent et de s’habituer à faire la chose la plus simple et la plus efficace pour ne pas y céder : ne rien faire et laisser passer. Certaines disciplines comme la méditation de pleine conscience permettent d’augmenter notre niveau de conscience par rapport à ces réactions.

Eh oui, la meilleure solution contre la procrastination involontaire est la procrastination raisonnée.

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